365 putain de jours

Il y a des anniversaires qui ne se fêtent pas.

Pourtant, aujourd’hui ça fait un an.

Un an que t’as disparu, une longue et douloureuse année où je pense à toi tous les jours. Tantôt avec le sourire parce que je t’imagine en train de faire le pitre ou tentant de nous faire croire n’importe quoi ! Tu n’as jamais su mentir. Tes yeux qui « rigolent » ne manquaient pas de te trahir. Ce regard malicieux, je ne le reverrais jamais.

La plupart du temps, quand je pense à toi, j’ai les larmes qui me montent, la gorge nouée. Je suis tellement malheureuse, je n’arrive pas à m’en remettre. Pourtant je suis encore là, debout, chose qui me paraît totalement délirante. Comment ai-je réussi à ne pas m’effondrer, ne pas me laisser ensevelir par cette putain de douleur qui me bouffe de l’intérieur ? Cette souffrance sourde qui me retourne l’estomac, me brouille la vue et m’ôte le goût de tout.

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Parfois, je l’avoue, je suis en colère contre toi, j’en viens à te détester d’avoir fait ça. L’incompréhension demeure mais je me suis résignée à vivre avec. Je ne comprendrais jamais pourquoi. J’essaye de ne pas (trop) me culpabiliser mais je me sens coupable malgré tout. J’aurais voulu faire quelque chose, te dire que je t’aime par-dessus tout, que tu ne m’as jamais déçue et que je n’ai jamais été aussi fière de quelqu’un.

Tu es et resteras toujours mon modèle, un pilier sur lequel je pouvais m’adosser et qui m’a toujours aidé dans les bons comme dans les mauvais moments. Tu ne m’as jamais abandonnée. Tu as été le plus merveilleux des pères.

Ce mois-ci j’ai fait ma déclaration d’impôt toute seule, l’année dernière tu étais là pour m’aider, je ne le savais pas mais c’était la dernière fois que je te voyais. M’as-tu dit au-revoir pour toujours ce soir-là ? Savais-tu que c’était la dernière fois que tu embrassais ta grande fille ? Je ne le saurais jamais…

Je suis tout de même « heureuse » d’avoir passé un dernier moment avec toi, dans ce restaurant corse près d’Opéra, juste tous les deux. Une petite parenthèse rien qu’à nous. Un petit plan « fourchette » comme tu les aimais.

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Je pense à toutes ces choses que tu vas louper, ces choses que tu voulais faire et que tu ne feras jamais, toutes ces choses que je devais découvrir avec toi.

Tu n’auras jamais porté ta marinière que l’on t’avait choisie avec amour, tu n’entendras jamais les nouvelles musiques de U2, nous n’irons d’ailleurs jamais à un concert tous ensemble, en famille, tu ne plongeras plus jamais dans les eaux turquoises de la Corse et je ne pourrais pas faire le GR20 avec toi ou découvrir l’art délicat de l’œnologie à tes côtés. Qui m’emmènera à mon mariage, qui me parlera des heures des poissons ou des oiseaux  et qui mettra Lou Reed à fond dans la maison ?

Tout ça c’était toi, mais tu n’es plus là. Je t’aime et je t’aimerais toujours. Une nouvelle année démarre sans toi. Je vais continuer à m’accrocher même si sans toi, rien n’est et ne sera plus pareil.

J’espère quand même que quelque part tu as réussi à trouver la paix et que tu veilles encore sur moi, discrètement, comme tu l’as toujours fait.

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Tu me manques, terriblement, infiniment…

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