Les longs, trop longs adieux à la reine

Hier, avec ma copine Mo, on avait décidé d’aller voir le film * Les Adieux à la Reine * de Benoit Jacquot. Le casting nous donnait envie, sauf Léa Seydoux que j’ai vraiment du mal à voir en en peinture, ou du moins sur grand écran. Je ne sais pas pourquoi, c’est viscéral, j’ai envie de lui faire des choses pas agréables dès que je la vois avec son air supérieur. C’est depuis une interview pour le film de Woody Allen * Midnight in Paris * où elle se prenait visiblement pas pour de la bouse. Ça y’est Madame s’exporte et tourne pour Hollywood. C’est bon cocotte, n’oublies pas d’où tu viens ni que sans l’influence de papa tu ne serais jamais là.

Bref, arrivées suffisamment en avance à l’UGC Danton à Odéon, nous en profitons pour prendre un Starbucks, un bon chocolat viennois pour me réchauffer des températures pas du tout clémentes de ce Printemps. On prend nos places, je ne suis plus étudiante donc je paye plein pot : 10 euros. Il a intérêt à être bien ce film. On attend quelques minutes et les portes s’ouvrent, la « gentille » dame du ciné me déchire mon ticket – d’ailleurs en passant je déteste qu’on fasse ça – me prévient qu’il y a une poubelle et que j’ai largement le temps d’y jeter mon gobelet. Ahah la bonne blague, mon gobelet vient avec moi dans la salle. Tiens en parlant de la salle, j’avoue qu’on a été un peu surprises de l’étroitesse de cette dernière. Je n’ai jamais vu une salle aussi petite, et en plus elle est en pente mais dans le mauvais sens !!! L’horreur, on s’installe tout à droite contre le mur et là on se rend compte qu’on n’a franchement pas du tout de place pour allonger nos jambes. C’est à ce moment qu’on entend le vieux dans notre dos engueuler son voisin de derrière car Monsieur tapait dans son siège, sachant qu’il faisait la même chose dans le mien ça me faisait bien rire. Les bandes annonces commencent, * Blanche-Neige et le chasseur * ça à l’air pas mal, un peu étrange mais pas mal.

Les Adieux à la Reine

Le film finit par commencer, enfin je ne sais pas du tout si il a un jour commencé tellement il était lent et pour ma part sans vie, ni flamme. Aucune émotion n’est venue m’animer. Se passant lors de la révolution française, tout le film se limite au point de vue de Léa Seydoux en Sidonie Laborde, liseuse amoureuse de la reine qui vit ses trois derniers jours à ses côtés. Mais la reine, Marie-Antoinette (Diane Kruger pas dans son meilleur rôle même si je l’adore) est follement éprise de Virginie Ledoyen alias Gabrielle de Polignac. Une marquise devenue la favorite de la reine qui profite allègrement des avantages que son statut lui offre. Et voilà pour résumer grossièrement. Avec Mo on s’est quand même beaucoup embêtées. A un moment (oui un seul) on a cru qu’il y allait avoir de l’action, lorsque le gondolier Paolo et Sidonie se font emporter par une envie dévorante dans un placard, mais c’était sans compter sur la reine qui fit appeler Sidonie en plein milieu de la nuit. Donc non, même pas une scène de sexe divertissante. Je n’ai jamais autant espéré que quelqu’un se fasse guillotiner pour abréger mon supplice. J’ai même failli m’endormir mais je pensais à mes 10 euros donc j’ai résisté (pour prouver que j’existais).

Pour moi ce film était comme un mec canon, beau, visuellement, mais dénué de charme donc dénué d’intérêt. J’avoue ne pas bien comprendre les critiques élogieuses. Pourtant la bande-annonce donnait vraiment envie, dommage ! Vraiment dommage, j’ai un peu mes 10 euros en travers de la gorge. Quoi je l’ai déjà dit ? C’est pour vraiment insister sur ce point TRES important, rien de plus.

Quand le film s’est terminé (enfin…) le vieux très agréable de derrière nous interpelle : « Vous avez aimé le film ? ». Pensant qu’il l’avait aussi trouvé super nul je lui réponds « : Il était un peu longuet non ? ». Quelle ne fut pas mon erreur lorsqu’il m’a répondu « Dans ce cas-là, vous restez chez vous si c’est pour gêner les autres à parler et tourner la tête sans cesse ». J’avoue que je suis restée interdite sans savoir que répondre « Ah bon, on vous a gêné, ce n’était pas notre attention, je vous prie d’accepter mes plus plates excuses ». Mais bon ce vieil aigri avait juste envie de faire chier son monde, nous sommes parties avec Mo mais je n’ai pas pu résister au plaisir de lui souhaiter une « Excellente soirée » avec mon plus beau sourire ironique. Pour ma part, ce film a été le prélude idéal à ma nuit.

Le bal des petits lits blancs comme dirait ma mère.

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